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A
la différence des animaux, les humains seraient des êtres
moraux. Ils ont besoin de principes pour justifier leurs actes et
leurs décisions. Historiquement, ces principes sont issus
de l'évolution religieuse, culturelle et même philosophique
propre à chaque société. Difficile dans ces
conditions d'avoir tous les mêmes principes
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Sur
le plan religieux, les Dix commandements de la Bible constituent
les fondements des principes moraux de l'Occident et des grandes
religions monothéistes dans leur ensemble. Mais ces valeurs
ne correspondent pas à celles d'autres régions du
globe, dont les principes religieux sont parfois en contradiction
avec celles-ci, même s'ils coïncident sur d'autres points.
Les grands penseurs de l'histoire humaine se sont donc efforcés
de définir la conduite appropriée, les principes qui
doivent la régir, et de créer un système universellement
adapté au moyen de l'usage critique de la raison, en faisant
fi de la religion. Kant pensait qu'il y avait des règles
universelles dictées par notre raison et que chacun devait
les suivre. Le résultat le plus abouti de cette quête
reste la Déclaration universelle des droits de l'homme. Mais
la confusion commence à partir du moment où l'on oppose
aux droits de l'homme, les valeurs culturelles qui sont éminemment
relatives. On leur reproche d'être issus de la culture occidentale
et de ne pas correspondre aux valeurs culturelles de tous
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Donc
difficile de déterminer les bases de la conduite morale
On peut alors opter pour le relativisme moral ou pluralisme, posant
qu'il n'y a pas de fondement absolu mais une grande diversité
de possibilités, toutes de valeur égale et que dans
la diversité des systèmes de valeurs, aucun ne peut
se déclarer supérieur aux autres. On est encouragé
à ne pas juger la conduite d'autrui, car la morale est
un sujet personnel, et ce qui est mal pour l'un ne l'est pas forcément
pour l'autre. Façon de penser, fortement rejettée
par les religions, mais très souvent adoptée dans
les sociétés occidentales modernes. Aussi les valeurs
morales ne sont elles absolues que dans la mesure où elles
sont fondatrices de la cultutre qui les inspire.
Reste qu'au sein même de ces sociétés, les
obligations morales sont parfois en contradiction avec les obligations
légales et vice versa. Entre la loi et son système
de valeurs, que choisir ? Alexandre Soljénitsyne proposait
ainsi au monde "une société dont tous les fondements
et dans laquelle toutes les relations et les lois découleraient
de principes moraux et uniquement de principes moraux. (
)"
Mais on en revient au point de départ : sur quels principes
moraux cette société devrait-elle être fondée
?
Il semblerait que le dilemme moral soit au cur même
de notre vie, il sera en tout cas au cur du prochain "Goût
du Noir"
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