"Etre né quelque part, c'est toujours un hasard …" chantait Maxime Leforestier ; pour certains, le hasard fait très bien les choses et pour rien au monde, ils ne quitteraient leur pays natal, ils n'ont qu'un seul désir : vivre sur la terre où ils ont grandi. Mais tout le monde n'est pas aussi casanier…
 
   
 
 
   
   
 
Un adage populaire dit bien que les voyages forment la jeunesse… A chaque fois qu'une personne voyage, ce sont deux mondes qui se mélangent ou s'entrechoquent. Le voyageur va confronter ses croyances, ses certitudes à une autre culture, un autre mode de vie. Il s'enrichit à chaque nouvelle rencontre et se connaît un peu mieux lui-même. Cette soif de connaissance, de découverte peut entraîner un mal être, une frustration si l'on reste "chez soi", dans ce cas, on est mieux ailleurs…
Ce mieux-être peut aller jusqu'à l'expatriation… Le pays d'adoption devient alors la patrie. Ce choix peut s'effectuer insidieusement, suite à une rencontre, un emploi, la création de nouvelles attaches en un lieu qui jusqu'alors était étranger. Il peut aussi résulter d'un coup de foudre géographique ou culturel. L'expatrié va alors tout faire pour s'intégrer, pour se fondre dans son nouveau pays : on pense aux Etats-Unis, immense metlting-pot, où chacun tente de vivre le rêve américain à sa façon, en préservant parfois une partie de sa culture d'origine.
La situation est plus complexe lorsque sa présence résulte de circonstances indépendantes de sa volonté. On pense alors aux émigrés pour causes économiques ou politiques, obligés de quitter leur pays pour survivre. Peut-on alors se sentir vraiment chez soi dans ces conditions ? Le voyageur comme l'expatrié savent qu'ils ont toujours la possibilité de rentrer chez eux s'ils le souhaitent. Mais l'émigré forcé n'a souvent plus ce choix…
 
     
 
 
   
   
 

Pour d'autres personnes, la notion de "chez soi" n'est pas rattachée à un sol, une terre, mais plutôt au foyer (famille, amis) et dans ce cas, ils se sentent chez eux partout du moment qu'ils sont entourés des gens qu'ils aiment. C'est d'ailleurs un mode de vie pour certains peuples : les nomades, les tziganes qu'on appelle aussi "gens du voyage"…
Restent ceux qui ne se sentent jamais chez eux… Installés à l'autre bout du globe, ils ne trouveraient pas pour autant leur place dans ce monde. Ils se sentent étrangers sur cette terre, sur n'importe quelle terre. Le voyage n'est pas une solution car où qu'ils aillent, ce sera toujours avec eux-mêmes…Finalement, leur "chez eux", c'est leur monde intérieur.
Mais on peut aussi voyager dans sa tête à défaut de le faire physiquement : internet, le cinéma, la littérature, sont autant d'occasions de s'échapper mentalement de chez soi, tout en restant dans son fauteuil !
Nos invités, plutôt voyageurs, seront sûrement interpellés par ce thème et nous donneront leur propre définition de leur "chez eux".

 
   
Pour en savoir plus / Les Livres
 
 

 

 

 

 

 

 

 

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