Dans une société où être taxé de ringardise tient presque de l'ultime insulte, être de son temps relève quasiment de la norme imposée. Or, ce n'est pas si simple d'adhérer à son époque, surtout lorsque celle-ci se caractérise par le mouvement perpétuel…
 
   
 
 
   
   
 
Depuis une vingtaine d'années, le temps semble s'être accéléré : modes vestimentaires, gadgets, technologie, modes de communication, mondialisation, etc. Tout change et évolue à une vitesse étourdissante pour certains… Ce serait un signe des temps, celui de la modernité. Les parents ont parfois le sentiment d'être dépassés par leurs enfants, venus au monde dans cette ère de l'informatique et l'appréhendant donc plus évidemment. Les objets ne durent plus que le temps d'une saison, sans cesse supplantés par la nouveauté et la création d'autres "besoins" le plus souvent artificiels. Les aliments n'ont plus le même goût. Les mœurs changent. Les médias déversent un flot continu d'informations… Bref, plus aucun des repères habituels ne paraissent ancrés dans la durée. Le XXème siècle aura été celui des bouleversements. L'homme d'aujourd'hui apparaît donc comme un être en mutation dans une société qui ne cesse, elle aussi, d'évoluer. Il s'adapte…enfin du moins, il essaie. Car si longtemps les chantres du progrès ont eu la tâche facile, désormais les contre-exemples affluent : des OGM à la "mal-bouffe" en passant par la pollution et la maladie de la vache folle…
 
     
 
 
   
   
 

En effet, si l'ère moderne a fait souffler un vent de liberté sur de nombreux plans, ouvert des horizons infinis et offert une multitude de choix aux individus, tout le monde ne s'y retrouve pas. Certains ont le sentiment de subir cette modernité plus que d'en profiter, d'autres restent carrément sur le bord du chemin. Conflit de générations ? Ce serait trop simple…
Entre consommation et mondialisation, beaucoup de Français craignent d'y perdre leur âme et leurs racines. Des voix commencent à s'élever contre ce qui apparaît comme un emballement du système. Et regardent vers le passé comme une porte de secours.
La Confédération paysanne, par exemple, tente de renouer avec des modes de production et d'échanges plus anciens. Mais si leur cri trouve un écho auprès d'une partie de la population, aux oreilles de certains elle est empreinte d'une nostalgie suspecte. En effet, cette dernière reste soupçonnée par une partie des intellectuels d'un relent de conservatisme et d'immobilisme. "Le bon vieux temps" rappelle aussi de mauvais souvenirs. Pourtant, il ne s'agit pas d'un retour vers le passé mais plutôt vers le futur. S'inspirer des modes de vie et de communication d'avant, de certaines valeurs et approches pour construire des lendemains qui chanteraient pour tout le monde.

 
   
   
 
La nostalgie constitue la pierre d'achoppement des critiques modernes du progrès. Elle tente de recréer le lien qui semble s'être rompu entre modernité et tradition. Réussir à faire le lien entre ces deux alternatives, serait-ce cela être de son temps ?
Nos invités, Thierry Lhermitte et Jean-Louis Murat donneront leur point de vue sur ces questions au cours du "Goût du Noir".
 
   
Pour en savoir plus / Les Livres
 
 

 

 

 

 

 

 

 

Accueil · · · L'émission de la semaine · Les invités · Le débat · Regards · · · Les animateurs · Gérard Miller · Sophie Massieu
L'historique · L'histoire des dîners dans le noir · L'idée de l'émission · · · Les coulisses · Les secrets de fabrication de l'émission
Idées Noires · Les infos · Les amoureux du Noir · Symboles · · · Le jeu · · · Archives
Le "Goût du Noir" est une émission
Production