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Enfant,
elle découvre la mer en Méditerranée, sur le bateau familial. C'est le
coup de foudre. Dès l'âge de 12 ans, elle régate avec son frère Jean-Marie
sur dériveur, avant de se lancer à 18 ans dans la course au large. A ses
débuts, le milieu de la navigation regarde d'un œil sceptique cette jeune
fille de bonne famille. Pourtant très vite, Florence se fait remarquer.
A 21 ans, elle réalise sa première Route du Rhum et se retrouve 1ère femme
du classement. Quelques années de pratique avec des bateaux qui ne sont
pas à la hauteur de son talent, continueront à lui forger le caractère,
faute de lui donner la victoire. Mais la navigatrice saura saisir sa chance
lorsque son nouveau sponsor lui offrira les moyens de son ambition : un
trimaran dernier cri, le Pierre 1er. Avec lui, elle peut enfin se mesurer
à armes égales à ses concurrents. Ainsi, la même année, elle remporte
la Route du Rhum et bat le record de la traversée Atlantique. C'était
en 1990. En quelques semaines, les médias s'emparent de cette jolie femme
au caractère bien trempé et en font une star. Malheureusement, peu après
ce double coup d'éclat, son sponsor fait faillite, Pierre 1er est vendu
et voilà la belle sur le sable… Une période d'attente bien remplie suivra
: Florence met au monde un enfant et publie son livre Océane, aux éditions
Arthaud bien évidemment… Après deux Trophées Clairefontaine, trois Tours
d'Europe, quatre Transats Anglaises, une Whitbread et autres courses en
solitaire ou en équipe, Florence relève encore un nouveau défi en 1997
: la Solitaire du Figaro. Aujourd'hui à 43 ans, la "petite fiancée de
l'Atlantique" conserve une volonté d'acier et une passion intacte pour
les flots...
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avait
pourtant déjà 23 ans de métier derrière lui ! Fils d'un médecin et d'une
mère professeur d'anglais, il a commencé à jouer la comédie dès le lycée
en intégrant à 15 ans la troupe de son école. Son goût pour le théâtre
se développe grâce à la littérature et la découverte d'auteurs comme Baudelaire
ou Céline. Dans les autres matières, en revanche, le petit Charles ne
fait pas d'étincelles. Mais qu'importe, puisque sa voie est toute tracée
! Il poursuit ses études avec une formation d'acteur à l'Institut national
supérieur des arts de la scène à Bruxelles et enchaîne à sa sortie en
se produisant dans une multitude de pièces notamment avec
Les Mirabelles, une troupe d'acteurs travestis. Remarqué, il est engagé
par Jean-Louis Martinelli au Théâtre national de Strasbourg où il restera
pensionnaire plusieurs années. Sa carrière cinématographique se construit
lentement. Charles Berling n'a pas l'image classique du jeune premier
et se verra cantonné un certain temps dans les rôles du bon copain ou
de l'amant rassurant. Mais au fil des ans, il acquiert une dimension et
un savoir-faire qui en font un acteur rare : à la fois pudique et extraverti,
vulnérable et intense, il séduit les cinéastes en quête d'une certaine
dualité chez leurs personnages. Avec Ridicule, il se fait un nom
dans le 7ème Art, grâce aux bons mots du baron Ponceludon de Malvoy. Dans
L'Ennui , il montre ses fesses ou plutôt celles du prof de philo qu'il
interprète, amoureux obsessionnel d'une nymphette. Son jeu lui vaudra
d'ailleurs une nomination aux Césars. Il enchaîne les films et les rôles
de premier plan. Désormais, Charles Berling jouit d'une belle notoriété.
Mais pas question de s'en contenter. Il a monté sa propre société de production,
avec déjà à son affectif trois courts-métrages. Et dans les prochaines
années, il se destine à la réalisation avec un long-métrage en projet.
Homme à multiples facettes, Charles Berling continue néanmoins à brûler
les planches, fidèle à ses premières amours.
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