 |
Né en
1950 dans la Djurdjura en Kabylie, il apprend le français à l'école primaire
et l'arabe dialectal dans la rue. Plus tard, un professeur d'anglais l'initie
au théâtre. Il prend ensuite des cours d'art dramatique, apprend l'improvisation
et découvre le théâtre de l'absurde. Sa carrière de comédien débute en
1973. Il joue dans des structures officielles, mais pour échapper à la
censure, part à l'étranger en 1978. Il ira en France et au Canada, vivant
de petits boulots, avant de rentrer en Algérie en 1985 suite à un assouplissement
du régime. A son retour, il est engagé au Théâtre national algérien, puis
crée son premier one-man show et tourne plusieurs films pour le cinéma
et la télévision. Ses spectacles s'inspirent de l'actualité algérienne
et s'attaquent au régime en place… Face à un public essentiellement féminin,
il ose beaucoup, faisant preuve d'un culot exceptionnel pour dire les
plaies intimes de son peuple, sa pauvreté matérielle, sa misère affective..
Au cours de l'une de ses représentations, il ira même jusqu'à supplier
la gent féminine d'excuser le comportement de ses compatriotes masculins
! Mais en 1995, une bombe explose au cours de son spectacle, cachée dans
les toilettes des femmes. Boulversé, il s'exile à Paris. Son premier spectacle
français Djurdjurassique Bled lui vaudra le grand prix de la critique
théâtrale et musicale en 1997-1998. Son dernier spectacle Un bateau
pour l'Australie a reçu un accueil tout aussi chaleureux. Et on lui
souhaite la même chose pour son roman, Rue des petites
daurades, qu'il vient de publier aux éditions Lattès et qui raconte
le quotidien d'une rue imaginaire à Paris à travers l'histoire de deux
cafés que tout oppose… Provoquant le rire pour mieux stigmatiser le drame
algérien, Fellag sait mieux que quiconque utiliser la fiction pour dévoiler
la réalité.
|  |
 |
 |
favoris
à l'âge de 7 ans était de jouer à "Apostrophes" avec ses poupées… 20 ans
plus tard, elle y participe en chair et en os, suite à la sortie de son
premier roman : Truismes ! Publié en 1996, ce récit de la métamorphose
d'une esthéticienne en cochonne devient rapidement un véritable phénomène
de librairie : un million d'exemplaires sont vendus en 4 ans dans 38 pays,
dont 600 000 rien que pour la France ! La jeune écrivain normalienne agrégée,
qui après une thèse sur l'autofiction, s'est retrouvée chargée de cours
à Lille, en profite pour prendre une année quasi-sabbatique durant laquelle
elle se contente d'animer deux fois par mois un atelier d'écriture à l'université
de Paris III. Elle quitte aussi la banlieue parisienne pour s'installer
dans un deux-pièces coquet du 13ème arrondissement. Désormais, elle consacre
ses matinées à l'écriture et profite de ses après-midis pour se promener
en rêvassant…
Fan de Henry James et Stephen King, elle adore la littérature fantastique,
et ses romans ont toujours un petit goût de "paranormal", que ce soit
le premier ou les suivants : Naissance des fantômes et Le Mal
de mer. Fidèle à la maison d'édition de ses débuts, P.O.L., elle vient
de publier un dernier livre Bref séjour chez les vivants.
Dans Truismes, Marie Darrieussecq s'était servie de la transformation
d'une femme en truie, sur fond de société futuriste, pour dénoncer certains
égarements politiques… Elle est donc bien placée pour répondre au thème
du débat : "La fiction peut-elle dévoiler la réalité ?".
|
 |
 |