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Mais sa
vocation musicale ne s'est pas tout de suite imposée comme une
évidence. Adolescent, Arthur n'a pas un goût prononcé
pour l'école : il quitte le lycée à 16 ans et part
3 mois naviguer aux Antilles. C'est sans grande conviction qu'il étudie
ensuite la musique pendant 1 an à Boston, aux Etats-Unis, où
ses parents l'ont envoyé.
De retour à Paris, il monte pourtant quelques groupes et réalise
ses premières compositions. Mais une participation catastrophique
au Festival de Bourges l'incite à retravailler sérieusement
sa musique
C'est ainsi qu'il se crée progressivement un univers
musical très personnel aux innombrables influences : de Tom Waits
au Sex Pistols en passant par le jazz, le blues ou le tango.
Son premier spectacle, monté en 1988 dans une petite salle parisienne,
n'était programmé que pour 3 soirs, mais le succès
est tel qu'il restera un mois complet à l'affiche ! Sa musique
empreinte d'humour et de poésie séduit public et critiques.
Arthur H fait la première partie de Barbara au Festival des Francofolies
et enchaîne des tournées qui l'emmènent souvent à
l'autre bout du monde : de l'Afrique au Japon en passant par les Etats-Unis
et le Québec. On le compare à Boris Vian ou Serge Gainsbourg.
Son premier album, Arthur H, se vend plutôt bien. En quelques
années, il donnera plus de 700 concerts à travers le monde
et écoulera près de 150000 disques.
L'artiste fait une pause en 1995, le temps de prendre un peu de recul
et de devenir papa d'une petite fille. Il revient l'année suivante
avec son 3ème album : Trouble Fête, dont certains
morceaux ont été enregistrés au Bénin et au
Togo, lors d'une tournée africaine. Le chanteur fuit les studios
aseptisés et préfère les atmosphères particulières,
comme pour son dernier album, Pour Madame X, enregistré
dans un château médiéval.
Fou de musiques originales et épris de sons inconnus, l'uvre
d'Arthur H entraîne son public vers un horizon musical ouvert et
métissé mêlant jazz, swing, musette, musiques africaine,
orientale ou tzigane. Ce saltimbanque dans l'âme réussit
le tour de force d'être à la fois furieusement actuel et
toujours intemporel
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ce qui
lui vaut de se faire renvoyer de plusieurs établissements scolaires
Fâché très jeune avec les études, il préfère
nettement accompagner son père qui est mime, lors de ses spectacles.
Attiré par les voyages et les grands espaces, le jeune homme quitte
le domicile familial direction Montréal dès l'âge
de 17 ans. Là-bas, il entreprend un cursus de sciences politiques
à la faculté, mais surtout, il y apprend les rudiments du
théâtre. Rapidement, il fait de la radio, de la télévison
et écrit même des petits sketches qu'il joue dans des cabarets.
En 1992, il débarque à Paris et passe le concours de la
classe libre du cours Florent. Il suivra ensuite une formation classique
d'acteur pendant deux ans et demi.
Quatre ans plus tard, il écrit son premier one-man show, Décalages,
et le présente à Montréal et au Maroc, puis Paris,
où il débute au Théâtre Trévise avant
de triompher au Palais des Glaces ! La mise en scène est d'Isabelle
Nanty et le spectacle retrace les débuts du comédien à
travers le destin de son alter ego David Bensoussan. Il en profite pour
livrer ses réflexions sur des thèmes tels que l'individualisme,
l'accueil inhospitalier des Parisiens, la perte d'identité et les
efforts pénibles d'intégration de l'immigré.
Parallèlement, l'acteur entame une véritable carrière
cinématographique avec des films comme Salut
cousin ! de Merzak Allouache, Vive la République d'Eric
Rochant, ou encore L'homme est une femme
comme les autres dans lequel il partage l'affiche avec Elsa Zilberstein.
Récemment, il a participé au succès de La vérité
si je mens ! 2, dans le rôle de Dov, le beau gosse aux yeux
bleus
En 1999, il joue au théâtre dans une pièce contemporaine
intitulée Tout Contre, aux côtés d'Anne Brochet,
et présente son nouveau spectacle : La vie normale,
toujours avec la complicité d'Isabelle Nanty.
L'humoriste puise une grande part de son inspiration dans son enfance
à Casablanca et sa culture maroco-judéo-pied noir. Reste
qu'avec sa gestuelle qui oscille entre Charlie Chaplin et le mime Marceau,
et ses jeux de mots qui rappellent Raymond Devos, son humour est universel
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