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Christian
Clavier. Les trois énergumènes vont l'entraîner vers
la comédie, même si le jeune homme montre encore des réticences
et poursuit quelques temps des études d'économie
La bande de copains débute ensemble au Café-Théâtre
avant de fonder la troupe du Splendid et de connaître ses premiers
succès. Pendant sept ans, Lhermitte joue, participe à l'écriture
et à la mise en scène de plusieurs pièces, tout en
décrochant des petits rôles au cinéma, comme dans
Les
valseuses de Bertrand Blier.
Mais c'est la sortie sur grand écran des Bronzés
réalisé par Patrice Leconte, l'adaptation d'une des
pièces du Splendid, désormais film "culte", qui
lui vaudra, ainsi qu'à ses complices, de se faire vraiment un nom
dans le 7ème art. Ses yeux bleus et son physique de jeune premier
font des ravages ! En 1979, c'est l'incontournable Père Noël
est une ordure, où Thierry excelle avec son humour cynique,
qui sera adapté au cinéma par Jean-Marie Poiré.
Un an plus tard, l'acteur prend un peu ses distances avec la troupe du
Splendid et lance sa carrière individuelle avec le film L'année
prochaine si tout va
bien aux côtés d'Isabelle Adjani. Sur le tournage de
La femme de mon pote, il retrouve Coluche avec lequel il avait
joué au Café de la Gare. Comédien très populaire,
Thierry Lhermitte conforte son capital sympathie auprès du public
avec Les Ripoux de Claude Zidi. Le duo qu'il forme avec Philippe
Noiret fonctionne à merveille.
En 1988, l'acteur s'octroie une année sabbatique pendant laquelle
il part sur les mers avec son voilier, en famille. Dans les années
90, sa carrière prend un nouveau tournant puisqu'il fonde sa maison
de production ICE3, avec laquelle il produira, entre autres, Un indien
dans la ville, plébiscité par le public !
Comme ses amis du Splendid, Lhermitte a réussi à exister
comme acteur "soliste", et apparaît de temps en temps
dans les films des copains, comme
Grosse fatigue de Michel Blanc. En 1998, c'est un nouveau triomphe
avec Le dîner de cons, de Francis Veber, qui attire dans
les salles plus de 10 millions de personnes, suivi quelques temps plus
tard par
Le placard, tout aussi apprécié des spectateurs français.
En plus de la double casquette d'acteur-producteur, Lhermitte est un passionné
de nouvelles technologies : il a créé la société
France Cinéma Multimédia, qui fait la promotion du septième
art sur le net, et ne peut pas se passer de son agenda électronique
qui lui permet également d'envoyer des SMS, des fax
Nul doute
que Thierry Lhermitte est un homme de son temps !
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Auvergnat
d'origine et de cur, Jean-Louis est élevé par sa grand-mère
à Murat-le-Quaire, village du Massif Central dont il tire son nom
d'artiste. Il en gardera un amour inconditionnel pour la terre et le monde
paysan.
Après avoir exercé divers petits boulots, il décide
en 1977 de se consacrer à la musique. Son premier groupe s'appelle
Clara, mais il faut attendre 1980 pour qu'il sorte un 45 tours
: Suicidez-vous,
le peuple est mort, tellement noir qu'il est boudé par les
médias
Suivent deux albums, Murat et Passions privées
qui n'auront pas plus de succès.
En 1987, la reconnaissance arrive enfin avec le titre Si je devais
manquer de toi, suivi de l'album Cheyenne Autumn qui lance
véritablement l'artiste. Jean-Louis Murat a trouvé son public
et le style épuré du Manteau de pluie lui vaudra
les éloges des critiques et des fans ; c'est dans cet album qu'il
chante en duo avec Mylène Farmer. Murat reconnaît volontiers
les influences de Leonard Cohen, Jean Ferrat, Robert Wyatt, Bob Dylan
et Neil Young. Cette dernière ressort nettement dans son disque
suivant, Vénus, avec lequel il révèle une nouvelle
facette de son talent : la scène, en partant longuement en tournée
En 1996, il enregistre difficilement Dolores, reflet de son spleen
du moment, et décide par la suite d'arrêter de chanter. Trois
ans plus tard, afin de changer d'air et de vie, il part aux Etats-Unis
d'où il reviendra avec ce qui est considéré comme
son meilleur album, Mustango : le disque est nerveux et plus vivant,
Murat étant à ce moment, plus serein bien que toujours en
colère contre un certain immobilisme, surtout en France. Puis en
2000, il enregistre avec Isabelle Huppert, Madame
Deshoulières, sur des poésies de celle-ci, une femme
de lettres du XVIIème siècle. Se définissant comme
un dilettante, il aime jongler entre les activités : quand il est
lassé de la musique, par exemple, il passe à la peinture
ou au cinéma. Il a joué notamment en 1989 dans La Vengeance
d'une femme, long-métrage réalisé par Jacques
Doillon et dans Mademoiselle Personne de Pascale Bailly, qui n'est
jamais sorti faute de distributeur. Il a également écrit
la chanson du film de Claire Denis, J'ai pas sommeil. Malgré
son image d'artiste solitaire refusant de se plier aux modes, cet amoureux
de la nature, qui adore faire du camping sauvage, est féru d'internet
: il a un site officiel sur lequel on peut voir ses toiles, qui lui permet
de communiquer avec ses fans, et a créé un site dédié
aux vaches! En revanche, c'est sans regrets qu'il s'est débarrassé
de sa télé et de sa radio, responsables selon lui de la
surinformation : "A trop avoir d'infos, on ne sait plus quoi penser.
En fait, on est beaucoup plus dans son temps en lisant des trucs de réflexion",
comme l'histoire du bouddhisme par exemple.
Un pied dans le passé, un autre dans son époque, Jean-Louis
Murat se retrouvera certainement dans le débat du "Goût
du Noir" : faut-il absolument être de son temps ?
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